Le Monde: Temer fracassou

Reportagem do jornal francês Le Monde publicada no aniversário de um ano do golpe no Brasil diz que Michel Temer é rejeitado, deixa um país dividido, onde o desemprego cresceu, e não convenceu a sociedade de sua legitimidade

Do Brasil 247

No aniversário de um ano do golpe parlamentar que tirou Dilma Rousseff da presidência da República e alçou Michel Temer ao poder, o jornal francês Le Monde publica uma reportagem em que atesta que o peemedebista fracassou.

O texto da correspondente Claire Gatinois, de São Paulo, afirma que o atual presidente é rejeitado pela população, deixa um país dividido, onde o desemprego cresceu, e não convenceu até hoje a sociedade de sua legitimidade.

Confira abaixo a íntegra da reportagem, em francês:

Un an après l’arrivée au pouvoir de Temer, nombre de Brésiliens souhaitent refermer la « parenthèse »

Aussi impopulaire que sa prédécessrice, Dilma Rousseff, le président Michel Temer est à la tête d’un pays divisé et meurtri.

Par Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)

Il est arrivé sur le devant de la scène politique avec la stature de l’homme providentiel, promettant le retour de la croissance et la réconciliation nationale pour un Brésil au bord du chaos. Las. Un an après être parvenu au sommet de l’Etat, Michel Temer laisse un pays aussi divisé et meurtri qu’à son arrivée. A dix-huit mois de l’élection présidentielle, à laquelle il ne compte pas participer, le pays semble n’attendre qu’une chose : refermer au plus vite la « parenthèse Temer ».

Les uns diront que sa tâche était impossible, les autres que ses échecs sont cuisants. Reste le bilan de mi-parcours. Malgré ses promesses, le chômage a continué d’exploser et atteint désormais des records, avec 14,2 millions de sans-emploi. L’inflation est moins importante, mais l’endettement file toujours malgré une mesure polémique, adoptée en décembre 2016, consistant à geler pendant vingt ans les dépenses de l’Etat. Les réformes structurelles visant le système des retraites et le marché du travail, censées moderniser le pays, sont rejetées par une majorité de la population.

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Président par défaut, aussi mal-aimé que sa prédécessrice (il ne bénéficie que de 9 % d’opinions positives), Michel Temer semble n’avoir jamais convaincu de sa légitimité. S’il fut élu aux côtés de Dilma Rousseff en 2010 et en 2014, en tant que vice-président, il était presque inconnu du grand public lorsqu’il a surgi le 12 mai 2016 pour remplacer la présidente.

La dauphine de Luiz Inacio Lula da Silva, membre du Parti des travailleurs (PT, gauche), venait d’être éloignée temporairement du pouvoir pour préparer sa défense lors de son procès en destitution. L’impeachment (« mise en accusation ») de la cheffe de l’Etat, confirmé en août de la même année, fit de Michel Temer le nouveau président brésilien. Un choc dont une partie du brésil ne se remit pas, criant au golpe (« coup d’Etat »).

Des réformes menées tambour battant

Hué lors de ses apparitions…

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